Les amis des droits de l’homme
Thank you, Madam President. I take the floor today to amplify the voice of the Tamils of [inaudible], a
people whose fundamental rights continue to be violated despite decades of broken promises,
ignored resolutions and institutionalised impunity. We are speaking here of a people who remain
under a form of military occupation, whose daily lives are shaped by systemic discrimination,
structural abuses and the deliberate erasure of their identity. Just one week ago, in the Trincomalee
District, as in many parts of the North and East, the Sri Lankan authorities continued the illegal
construction of [inaudible] Buddhist [sites] on ancestral Tamil lands. These projects, carried out under
the active protection of the security forces, form part of a strategy of demographic and cultural
colonisation aimed at altering the historical ethnic composition of the territory. For the Tamils of
[inaudible], this amounts not only to dispossession, but also to the symbolic erasure of their heritage,
with an intent towards structural genocide. This dynamic is compounded by practices of extreme
militarisation, permanent surveillance, harassment, sexual violence, as well as discriminatory
economic policies that keep our population in a state of perpetual vulnerability. We are speaking here
of structural genocide: an organised system that destroys a people not only through direct violence,
but through the manipulation of their land, culture, resources and rights. Faced with this reality, we
reaffirm our clear demands: the creation of a Special Rapporteur dedicated to Sri Lanka; the
establishment of a strengthened and independent monitoring mechanism; and, above all, the referral
of Sri Lanka to the International Criminal Court, so that the crimes committed against the Tamils of
[inaudible] do not go unpunished. The Tamils have been waiting for international justice for far too
long. We call upon the international community to finally move from words to action. Thank you.
Merci, Madame la Présidente, je prends la parole aujourd'hui pour amplifier la voix d'état des Tamils
de [inaudible], un peuple dont les droits fondamentaux continuent d'être violés malgré des décennies
de promesses non tenues, de résolutions ignorées et d'impunité institutionnalisée. Nous parlons ici
d'un peuple toujours placé sous une forme d'occupation militaire dont la vie quotidienne est
façonnée par la discrimination systémique, les abus structurels et l'effacement délibéré de son
identité. Il y a juste une semaine dans le district de Trinkomale, comme dans de nombreuses régions
du Nord et de l'est, les autorités sri lankaises poursuivent la construction illégale de [inaudible]
bouddhiste sur les terres ancestrales tamoules. Ces projets, menés sous la protection active des
forces de sécurité, s'inscrivent dans une stratégie de colonisation démographique et culturelle visant
à altérer la composition ethnique historique du territoire. Pour les tamouls de l[Inaudible], cela
équivaut à non seulement une dépossession, mais aussi un effacement symbolique de leur
patrimoine, avec une volonté de génocide structurel. Cette dynamique s'ajoute aux pratiques de
militarisation extrême, de surveillance permanente, de harcèlement, de violence sexuelle ainsi qu'aux
politiques économiques discriminatoires qui maintiennent notre population dans un état de
vulnérabilité perpétuelle. Nous parlons ici d'un génocide structurel, un système organisé qui détruit
un peuple non seulement par la violence directe, mais par la manipulation de ses terres, de sa
culture, de ses ressources et de ses droits. Face à cette réalité, nous réaffirmons nos demandes
claires: la création d'un Rapporteur spécial dédié au Sri Lanka, l'établissement d'un mécanisme
surveillance renforcé et indépendant et surtout le renvoi du Sri Lanka devant la Cour pénale
internationale afin que les crimes commis contre les Tamouls de l’[inaudible] restent pas impunis. Les
Tamouls attendent la justice internationale depuis trop longtemps. Nous demandons que la
communauté internationale passe enfin des paroles aux actes. Merci.